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Écrit par Marie Chotek
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01 janvier 2010 00:00 |
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Un grand moment d'émotion... je crée mon blog en ce samedi 13 mai 2006 et je ne sais même pas comment ça marche, tout ceci est follement virtuel... je vais mettre dessus plein de photos de moi à poil avec des textes super pornos, comme ça, je serai repérée par un éditeur encravaté qui baise même pas et je serai enfin publiée!
Elle est pas belle la vie?
Je suis Marie, une de mes aïeules est morte assassinée au pied d’un pont à Sarajevo.
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Écrit par Marie Chotek
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02 juillet 2009 14:26 |
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Journée chaude, j'ai emmené Zébulon sous un soleil de plomb
au square près de chez la grande Simone. Déjà, on m'a arrêtée deux fois dans
l'allée écrasée de soleil pour me signifier ma grande inconscience de laisser
ainsi mon fils tête nue (malgré sa toison abondante). La deuxième fois, sans
mot dire, j'ai enfoncé sur sa tête la casquette, qu'il a aussitôt jetée au sol.
J'ai eu un geste, vous voyez ?, et la personne, une vieille chnoque à
caniche nain, m'a juste répondu, dans ces cas là, ne sortez pas. Je lui aurais
bien répliqué qu'à ce compte là, son chien n'avait ni poils ni bob et que cela
ne l'empêchait pas de venir lâcher ses étrons sous le cagnat mais j'ai préféré
filer.
Arrivé au bac à sable, Zébulon a de suite avisé cet objet
qui n'existe pas dans les squares de Montreuil, à savoir la fontaine de bronze
vert sur le bouton de laquelle on pousse pour faire jaillir un jet d'eau
carabiné en plein sur les chaussures et le pantalon. Il s'est arrêté,
émerveillé. Des enfants venaient y prendre de l'eau dans leurs sceaux pour
ensuite construire de superbes châteaux de sable (le papa) ou faire de la
bouillassse à cœur joie (plutôt ça). A chaque fois, le même cri des mères, des
nounous, des grands-mères, parfois (mais plus rarement) des pères :
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Barnabé, fais attention à tes pieds !
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Emma, si tu mouilles ta robe, tu vas voir !
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Mathieu, tu reviens immédiatement, tu es train
de te salir !
-
Sofiane, non, non, tu ne joues pas dans la
gadoue !
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Arthur, tes chaussures !
-
Juliette,
tes socquettes !
-
Hervé, tes pieds !
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Écrit par Marie Chotek
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26 juin 2009 16:13 |
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Je ne sais pas vous mais on a souvent cette impression dans la vie qu’il y a quelqu’un qui tire les ficelles ou plus exactement, qu’on tente à nous faire croire qu’il y a quelqu’un qui, d’en haut, tire les ficelles. Je ne vous parle de Dieu, ceci n’est pas une question religieuse. Je vous parle plutôt de ces gens qui à toute question relative à la conduite du pays, voire du monde, vous feront une réplique un brin condescendante du style : ma pauvre, ne sois pas si naïve, ça se décide au plus haut… Vous regardez le monde, bon faisons plus simple, la France, et vous vous demandez, il y-a-t-il, par exemple, quelqu’un qui décide sciemment que les pauvres resteront pauvres et que tout ce qui sera tenté en leur direction, ne le sera que de façon à illusionner les pauvres naïfs que certains parmi nous sont, et qui pensent réellement que l’on a à cœur de résorber la pauvreté. Je veux dire… est-ce que la pauvreté, la dégringolade de la Sécu, que sais-je encore, sont des évènements organisés, voulus, ou non ?Si je prends ma chef de bureau, il y a quelqu’un au dessus d’elle, donc ce n’est pas elle qui décide, si je prends son chef, il y en a un autre au dessus, tout ça jusqu’au ministre de la culture qui lui-même à un chef qui en a un autre, jusqu’à Nicolas Ier qui lui-même n’est pas le chef du monde. Bon, je suis d’accord qu’il n’y a pas de chef du monde, mais il y a-t-il à ce niveau de pouvoir là, un groupement d’hommes ou de femmes (je dis ça pour être politiquement correct car je me doute bien qu’à ce niveau il n’y a pas ou très peu de femmes) qui prennent sciemment des décisions qui auront ensuite l’effet à peu près voulu par eux au départ. La subsistance de la grande pauvreté, par exemple. Ecrire un commentaire |
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Écrit par Marie Chotek
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25 juin 2009 14:48 |
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D'une certaine façon, la semaine a été calme.
On avait fini par abandonner tout espoir de revoir super Nana, du moins en lieu et place du syndicat du livre ès lettres. Notre indic de nouveau chef nous a juste indiqué qu'elle aurait été aperçue sur une plage de l'Atlantique avec une plage de surf, ce dont nous avons douté car super Nana n'était pas super sportive et aurait bien trop craint, à l'aube de la veille de sa préretraite, de se briser bêtement le tibia ou le poignet, voire carrément de décéder stupidement avec, bien cachés au chaud au fond de sa combi, ses 38 trimestres de cotisation. Quant à Joseph l'indic, ainsi que nous l'avions appelé, il nous a fichu une paix rare car il avait d'autres chats à fouetter.
Il s'est avéré en milieu de semaine que les dits chats ressemblaient étrangement à une partie de chaises musicales post-européennes. Jo l'indic gardait l'œil rivé sur son écran avec en oreillette France info en continu, et quand Nicolas Ier a prononcé son discours de grand perruqué post-moderne à la cour de Versailles, il s'est enfermé à double tour dans le bureau.
- D'ici à ce qu'il remplace le Pommier à la revue de presse de France Inter... a marmonné super cadette.
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Écrit par Marie Chotek
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19 juin 2009 15:31 |
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La littérature contemporaine française, c’est bien connu,
c’est de la daube. Daube en poche, daube en album, daube en blanche, daube
toujours. De toute façon, depuis
Flaubert, ça n’allait pas très fort, mais alors depuis Proust, Céline, elle a
chuté, chuté… pour en arriver là où elle en est aujourd’hui, de la daube on
vous dit. Les auteurs français sont en effet maintenant tellement mauvais qu’on
en est réduit à compter sur les ex élèves des lycées français et des alliances
françaises pour relever le niveau de la littérature de langue française. D’ailleurs,
en 3 ans, par deux fois, le prix Goncourt a été donné à un auteur francophone, mais
pas de chez nous, c’est vous dire braves gens. A ce propos, le prix Goncourt
2006, Jonathan Litell, qui a été naturalisé français peu après son prix a bien des
soucis à se faire, arrivera-t-il à se maintenir au même niveau d’horreurs? Ne
va-t-il pas sombrer dans celles de son nombril ?!
Encore quelques
années et les vieux cons de l’Académie française ne seront plus de vieux cons
français mais de vieux cons afghans, anglais, belges ou ivoiriens. C’est bien
simple, ma bonne dame, la France, après avoir perdu ses colonies, est en train
de perdre ses lettres, les deux nous revenant parfois par la fenêtre sous la
plume de ses ex colonisés qui en ont conservé la langue pour pas un rond. Une
sorte de dialectique du maître et de l’esclave adaptée au roman on pourrait dire.
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Écrit par Marie Chotek
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18 juin 2009 16:06 |
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Ça vous fait pas ça vous dès fois l’effet Parti socialiste ? La sensation de piétinement, voire d’enlisement, toujours les mêmes questions qui se posent et se reposent (du type, au hasard, que faire dans la vie ?) suivi par un plan de bataille, avec résolutions d’auto-rénovation, réformes et tout le titoum. On étale, on met bien à plat sur une feuille ou en soi, toutes ces choses que l’on va changer, toutes ces résolutions que l’on va tenir, on remue, on fait plein de poussière, on sort de réunion plein d’espoir… et puis la poussière retombe. Quelques mois après, façon promesse d’alcoolique, les choses n’ont pas bougé, on git toujours dans le vieux canapé défoncé de sa vie ordinaire.
On est toujours dans le même boulot, à se dire que la vie vaut bien mieux que ça, adieu bilan de compétences, candidatures spontanées, création d’entreprise. On était célibataire ?On est toujours seule, sans jules, on s’était pourtant bien juré de s’inscrire sur un site ou d’aller tester une psychomachintrucchouette qui vous débloque le blocage en un tour de manivelle à 75 € la séance.On se rêvait écrivain ? On écrit toujours pour son disque dur, on n’a mêmepas envoyé un manuscrit à un des éditeurs de la liste rangée dans le tiroir (sous les manuscrits). On était grosse et grasse ? On a laissé choir la gym et puis le régime, on n’a peut-être pas grossi mais certainement pas maigri non plus, on regarde les kilos qu’on s’était juré de perdre, étalés sur la feuille comme des échéances de remboursement mensuelles...
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