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Écrit par Marie Chotek
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01 janvier 2012 00:00 |
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Un grand moment d'émotion... je crée mon blog en ce samedi 13 mai 2006 et je ne sais même pas comment ça marche, tout ceci est follement virtuel... je vais mettre dessus plein de photos de moi à poil avec des textes super pornos, comme ça, je serai repérée par un éditeur encravaté qui baise même pas et je serai enfin publiée!
Elle est pas belle la vie?
Je suis Marie, une de mes aïeules est morte assassinée au pied d’un pont à Sarajevo.
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Écrit par Marie Chotek
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05 février 2010 14:14 |
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J'étais en train d'essayer
d'additionner les lecteurs de la tranche d'âge 18-25 ans avec les
derniers chiffres de vente issue de la numérisation des Tintin, m'y
reprenant à plusieurs fois, les chiffres semblant s'effacer au fur
et à mesure sous mes yeux, m'y reprenant encore une fois, mon doigt
dérapant, etc etc, quand Bécassine a surgit devant moi :
Le choc, comme aurait dit Cléa Culpa,
quand on l'avait licenciée pour avoir récupéré cinq centimes de
réduction sur un lot de bananes pourries. Non pas que je tenais à
ce que je faisais, n'allez pas croire, mais c'était tout de même
mon gagne-pain.
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Écrit par Marie Chotek
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02 février 2010 21:11 |
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Vous êtes des enfants gâtés!
Voilà comment un mois après le
démarrage de l'an 10, Bécassine ou son usurpatrice (à moins que ce
ne soit l'inverse), ainsi que la Colonette, nous ont souhaité la
bonne année.
J'ai eu l'impression de prendre double
ration de Cléa Culpa qui, tout le week-end, nous a serinés les
dernières statistiques sur le logement diffusées par l'association
de l'abbé Pierre, en parcourant notre appartement, un mètre à la
main tout en nous lançant des regards de plus en plus haineux. Elle
a calculé que nous occupions indécemment à trois dont un ultra
mineur, 72 mètres carrés, soit 24 mètres carré par personne,
quand il y avait des familles de 6 à 8 personnes qui s'en
partageaient 9 à tout casser et encore, avec des murs qui suintent
et des tuyaux qui perlent sans oublier la peinture sur les murs que
si on la lèche, on devient Saturniste.
Du coup, ce matin, j'étais partie sans
prendre de petit-déjeuner, en matière de mortification, renonçant
même à m'asseoir dans le métro (alors qu'il y avait pour une fois
pléthore de sièges vides). Toute la matinée, j'ai eu mon ventre
qui a joué les ventriloques, au point que la Cadette m'a demandé si
j'avais entamé un jeun de purification.
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Écrit par Marie Chotek
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27 janvier 2010 21:16 |
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Voici un texte que la Femelle du requin, revue littéraire qui a publié Marie Chotek il y a bientôt 54 ans, a inexplicablement refusé. Ce qui est faux, je veux dire qu'ils s'en sont expliqués, et sans pour autant me tabasser non plus. Que grâce leur soit ici rendue de m'avoir lue, aimablement critiquée, relevant tout de même quelques bons morceaux (gâtés par d'autres, moins bons) et répondu, phénomène aussi rare chez les revues que l'authenticité chez Nicolas Ier. Qu'ils soient cependant maudits de ne pas avoir accepté ce texte, que je vous propose donc de lire, voire d'aimablement critiquer... La loi de la pesanteur Cematin quand je me lève, je ne le sais pas, mais au cours de cette journée, mavie va basculer. Cematin là, comme tous les matins, il fait gris. Cela fait maintenant le 485èmejour de suite où il fait gris, un grisépais, accompagné d’une forte humidité. Les écologistes ne cessent de dire avecune sinistre jubilation que c’est bien fait pour nos pieds, si on les avaitécoutés, on n’en serait pas là. Non seulement il n’y a plus de pétrole mais enplus l’atmosphère est détraquée, le soleil nous fuit et on fait pousser noslégumes sous des lampes alimentées par le processus dit de la fusionthermonucléaire, tout le monde a ça chez soi maintenant. J’avaledebout mon petit-déjeuner, comme le robot d’une vache (production de lait adaptée)devant sa mangeoire, puis je m’habille, collant gris, jupe grise, pull à colcheminée gris, avec un rang de perles gris foncé, chaussures à talons plats,grises ça va de soi mais de deux gris différents. Je remplis la gamelle duchat, qui arrive sur ses cinq pattes (le propriétaire de sa génitrice travaillaità un nouvel EPR). Une caresse sur sadouble tête puis je passe mon manteau couleur gris anthracite, je saisis monparapluie gris souris et je sors de mon appartement, porte gris perle, 5èmegauche en sortant de l’ascenseur actionné par le coup de pédale de quelquesétudiants en échange de l’allocation de leur bourse annuelle. Ecrire un commentaire |
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Écrit par Marie Chotek
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26 janvier 2010 21:15 |
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Ce lundi matin, ce n'est pas mon
portable qui m'a réveillée mais Bécassine.
Elle était assise à côté de mon
lit, sur mon bureau, et elle a clamé très très fort, debout, Mimi,
debout, tu n'as plus que 45 minutes pour arriver à l'heure dans mon
bureau, sinon... Et elle a eu un rire très désagréable, un peu
comme celui de la non muse quand je lui montre le synopsis de mon
recueil de nouvelles à venir sur le thème de la maternité,
frasques et fantasmes.
Je me suis réveillée, paniquée. Le
réveil indiquait 7 H 55, je n'avais plus que 5 minutes pour me
laver, m'habiller et manger. J'ai foncé dans mon jean en gardant le
haut qui pouvait passer pour une tenue de jour, j'ai saisi un reste
d'éclair au chocolat massacré par un Zébulon peu sensible à
l'esprit Jean-Pierre Coffe, et j'ai filé vers le métro.
Dehors, une vieille dame a voulu
m'arrêter (8 H 07) afin que je lui indique où acheter des fleurs
pour la tombe de sa grand-tante qu'elle allait visiter au cimetière
vu que le magasin était fermé, et donc, comprenez moi, madame, je
suis perdue, je viens exprès du Larzac pour honorer mon aïeule et
le magasin où durant plus de vingt années j'ai acheté de quoi
fleurir sa tombe est... Je l'ai balayée d'un revers de moufle et
j'ai poursuivi vers le métro en me jurant que c'était la dernière
fois que je faisais ça, me lever en retard.
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Écrit par Marie Chotek
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21 janvier 2010 20:53 |
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Vendredi, la maison est envahie par le
père, le fils, la non muse, Cléa Culpa et sa fille (entre deux
renvois de lycée) sans oublier la cousine Morphéophobe, qui,
parfois, disparaît après le déjeuner, auquel cas c'est sa jumelle,
Morphée qui peut prendre le relai (tentation du canapé, juste un
petit somme hein pour se requinquer, et deux heures après, c'est le
réveil en fanfare par un Zébu hilare qui jappe sous votre nez Dodo?
Dodo?).
Je décide donc d'aller installer mon
bureau dans un café. Un café du onzième, car je dois y passer
faire des courses.
Ouep. Est-ce une bonne idée? Après
tout, des tas de gens écrivent dans les cafés, le café de Flore,
c'était Sartre, Beauvoir, Sagan (?), Beigbeder et Virginie Despentes
(??). Bon, je ne suis pas sûre que Simone et Jean-Paul pondaient
leurs 500 pages en lieu et place du café, a priori, ils devaient
aller s'y délasser en commentant l'actualité devant une bonne côte
de boeuf et un ballon de rouge. Mais on ne niera pas le fait qu'un
certain nombre de grands livres ont été écrits dans des cafés
(sisi).
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